Trains directs : évolution des dessertes depuis 1938

On présente ici, l’évolution des dessertes directes et de leur nombre, ville par ville, depuis la création de la SNCF (1938). Les dates choisies pour réaliser cette comparaison sont toutes des mardi en période classique (hors vacances). Pour chaque ville étudiée, une carte animée présente l’évolution (liste des villes, plus bas).

Analyse de situation

Trois typologies de villes se dégagent en analysant l’évolution de la situation : les villes moyennes, les métropoles et les noeuds du réseau ferroviaire classique.

Les villes moyennes

Globalement, on assiste à un très fort, voir extrêmement fort repli de l’offre en trains directs au départ des villes moyennes.

Ceci est principalement du à la suppression des trains grandes lignes qu’ils soient diurnes ou nocturnes. Seules subsistent des relations avec les villes proches ou bien la desserte du seul corridor sur laquelle la ville est située. Deux villes sont emblématiques de cette situation : Montluçon et Vienne.

On peut quand même noter quelques situations particulières : celles des villes moyennes ayant ou ayant eu une desserte TGV. Dans ce cas, on constate deux évolutions.

Illusion TGV

Certaines villes moyennes ont vu les TGV les desservir au moment de la création des LGV. Puis relativement rapidement, la desserte TGV est devenue insignifiante (Douai), voir a complètement disparu (Saumur). Dans ce cas, la desserte de la ville concernée revient dans le cas classique des villes moyennes.

Accroche au réseau TGV des métropoles

Quelques villes moyennes ont bien tiré leur épingle du jeu grâce à leur situation géographique sur une branche du réseau TGV des métropoles. Angers illustre très bien cette situation et le développement des dessertes nationales y est notable.

Les métropoles

Globalement, on constate pour les métropoles le développement d’un réseau longue distance en TGV.

Ce réseau est rapide mais peu maillé nationalement et régionalement et souvent convergeant sur la région parisienne. Régionalement, quelques lignes se développent sous une forme qui s’apparente à un RER. Lyon, Tours sont des exemples illustrant ce type de métropoles.

Les métropoles excentrées ou à l’écart du réseau grande vitesse

Les métropoles excentrées ou à l’écart du réseau grande vitesse ne s’inscrivent pas dans cette dynamique. En grande distance, elles n’ont plus que la desserte pour Paris. On y voit localement des relations qui peuvent s’apparenter à un RER mais pour les relations longues distances, elles se rapprochent de la situation des villes moyennes. Et le développement de l’offre en trains directs passera par les trains de nuits et les TET. Genoble et Orléans illustrent cette situation.

Les gares bifurcations du réseau classique

Dernière catégorie, les gares bifurcations du réseau classique ont eu une desserte extrêmement développée. L’évolution a pris deux voies : celle des villes moyennes (Capdenac) c’est à dire une forte diminution ou bien la disparition pure et simple (Eygurande Merlines, au coeur du Massif Central au croisement de la ligne historique Paris-Aurillac et de la ligne Clermont Ferrand-Bordeaux via Brive, n’est plus desservie par le rail)

Liste des villes

Pour les villes avec un *, il est également présenté : les tableaux des trains au départ, les cartes par année avec la densité de trafic et un graphique d’évolution.

Auvergne Rhône Alpes

Bretagne

Centre Val de Loire

Grand Est

Hauts de France

Nouvelle Aquitaine

Occitanie

Pays de la Loire