Lyon

Lyon

Chef lieu Région Auvergne Rhône Alpes – 515 695 hab – Aire urbaine : 2 310 850 hab

En 2020, la façade Atlantique ne peut plus être atteinte en trains directs au départ de Lyon, hormis Nantes.

Lyon Global 2020

Lyon : trains directs, la situation aujourd’hui

Malgré le nombre de Lignes à Grande Vitesse qui se développe, la desserte en trains directs au départ de Lyon est en régression.

Il n’y a plus de relations en train de nuit au départ Lyon. Pour les relations lointaines, c’est le tout TGV : Londres, Bruxelles, Lille, Rouen, Le Havre, Paris, Reims, Metz, Nancy, Luxembourg, Strasbourg, Frankfurt, Tours, Angers, Le Mans, Nantes, Rennes, Montpellier, Toulouse, Barcelona, Marseille, Nice, Milano… 

Par contre, exit les relations directes avec : Briançon, Dunkerque, Amsterdam, Le Croisic, Quimper, Brest, Poitiers, La Rochelle, Limoges, Périgueux, Bordeaux, Tarbes, Irun, Rodez, Albi, Ventimiglia, Venezia, Munchen, Hamburg, Kobenhavn, Berlin, Wien, Epinal, Annecy, Evian, Le Puy… 

En région Auvergne Rhône Alpes, les relations directes assurées sont à destination de : Clermont Ferrand via Vichy, Moulins, Bourg en Bresse, Oyonnax (dans le seul sens Oyonnax-Lyon), Genève, St Gervais (les seuls week end), Bourg St Maurice (les seuls week end), Grenoble, Valence et St Etienne.

A partir de fin 2019 : Annecy, Evian et Le Puy ne sont plus reliés avec Lyon ; Bourg St Maurice, Annemasse et St Gervais ne le sont que le week-end.

Lyon 2020

Lyon : trains directs, l’évolution dans l’histoire

De la création à la première guerre mondiale

En 1871, le réseau était déjà développé sur le quart Sud-Est de la France. Vers le Nord de Lyon, on pouvait aller à Paris via Dijon ou St Etienne et Nevers ou encore Malesherbes. Vers l’Est, on atteignait Belfort, Genève, Torino et Grenoble. Enfin vers le Sud, on pouvait se rendre à Cerbère et Toulon en trains directs. La ligne pour Nice n’était pas encore ouverte.

15 ans plus tard (1886), d’autres destinations lointaines se rajoutent : Calais Maritime pour une relation vers London, Nantes via Bourges, Bordeaux via Limoges, Vesoul et Nice/Ventimiglia dès l’ouverture de la ligne. Deux axes Nord-Sud régionaux sont ouverts et empruntés par des trains directs. Il s’agit de GrenobleMarseille via Veynes et de la Rive droite du Rhône pour Nîmes.

Eté 1914 : C’est une toile d’araignée qui s’étend sur une moitié sud de la France (en dessous d’un axe Brest – Strasbourg). La Rochelle, Brest, Nancy, Strasbourg, Berlin, Munchen, Wien se rajoutent.

L’entre deux guerres

Entre les deux guerres mondiales, la toile d’araignée nationale et régionale se reconstitue. Quelques nouvelles destinations sont ajoutées : Le Croisic, Amsterdam, Metz, Saarbrucken, Frankfurt, Le Puy, Morez, Nantua, Evian, St Gervais, Bourg St Maurice, Briançon et San Remo avec le « Calais – Méditerranée Express ».

Des années 1950 jusqu’au TGV

En 1958, quatre trains prestigieux desservaient Lyon. Un des premiers TEE (Trans Europe Express), « Le Mont Cenis », partait pour Milano. « Le Mistral », ParisNice n’était pas encore un TEE. Enfin Ventimiglia était atteint par deux de ces trains : « Le Train Bleu » : Calais MaritimeVentimiglia et « Le Paris – Côte d’Azur » : ParisVentimiglia. C’est l’époque où a été créé un express d’été qui reliait Lyon à Toulouse par le Massif Central (St Etienne, Le Puy, Mende, Rodez, Albi). Irun est également atteint par un train qui comportait des voitures directes HamburgIrun et qui deviendra un peu plus tard « L’Hispania ».  

Dans les années 1970, les trains dénommés se développent. Trois TEE desservent Lyon : « Le Mistral », ParisNice ; « Le Lyonnais », Paris – Lyon et « Le Mont Cenis », Lyon – Milano Centrale. D’autres trains célèbres desservaient Lyon, pour beaucoup en soirée ou en pleine nuit :   « Le Train Bleu », ParisVentimiglia ; « Le Paris – Côte d’Azur », Paris – Ventimiglia ; Le « Flandres – Riviera », CalaisSan Remo ; L’« Hispania Express », HamburgPort Bou ; L’« Isar – Rhône », Lyon – Munchen ; « L’Aquilon », Paris – Lyon et « Il Piemonte », Lyon – Torino. La toile continue à se développer. Depuis le début des années 1960, une relation Lyon – GrenobleVeynesDigne existait en été. Le Mans, Reims, Longwy, Luxembourg sont atteints.

A l’été 1981, juste avant l’arrivée du TGV, le réseau était déjà en repli. La rive droite du Rhône avait fermé. Les trains n’allaient plus à Digne, ni à San Remo, Hamburg, Munchen. 

Lyon Perrache
7335 Lyon Perrache – Bourg St Maurice à la gare de Perrache (69) – 30 décembre 1982

L’apparition du TGV en 1981

Dans les dix dernières années du XXème siècle, le TGV a permis d’atteindre de nouvelles destinations au départ de Lyon : Rouen, Rennes, Lille, Dunkerque.

Les quinze premières années du XXIème siècle ont vu les trains Intercité et les trains de nuit commencer à disparaitre. Il s’agit de Irun, Ventimiglia, Quimper, Bordeaux via Tulle, Bordeaux via Périgueux, Metz, Reims, Saarbrucken, Briançon.  Des TGV ont remplacé les Intercités sur certaines relations (Metz, Reims, Bordeaux). Mais pas toutes : Irun, Ventimiglia, Quimper, Saarbrucken, Briançon ont disparu.

Dans les dernières années, le réseau TGV au départ de Lyon s’est lui aussi contracté.

Dans les dernières années, le réseau TGV au départ de Lyon s’est lui aussi contracté. Il n’existe plus de TGV pour Bordeaux via Toulouse, plus de TGV pour Strasbourg via Lons, plus de TGV pour Metz via Dijon et Neufchateau, plus de TGV pour Dunkerque, Poitiers. Alors que quelques destinations internationales sont devenues accessibles en TGV : Luxembourg, Frankfurt, Barcelona, London.

Pour ce qui est des dessertes régionales, la stabilité prévaut en termes de relations directes jusqu’à fin 2019. On note quand même la disparition des relations vers Clermont Ferrand via St Etienne et Thiers. Pour Oyonnax et Bourg St Maurice seul le retour est possible directement à l’été 2019.

Un repli en région également à partir de décembre 2019

A compter du 15 décembre 2019, deux Chefs lieux de département supplémentaires (Aurillac et Privas ne le sont déjà pas) de la Région Auvergne Rhône Alpes ne sont plus reliés directement avec Lyon : Annecy et Le Puy.

La desserte vers les Savoie est en chute libre : suppression d’Annecy, on vient de le voir, mais également d’Evian. Quant à Bourg St Maurice, Annemasse et St Gervais, il n’existe des dessertes directes qu’en week-end.

Lyon : évolution des vitesses moyennes

Lyon : vitesses moyennes

Lyon profite pleinement de l’effet TGV

Les vitesses moyennes des trains longues distances se sont fortement développées. Quatre villes de l’étude ont en 2019, la meilleure moyenne jamais relevée, il s’agit de Macon, Dijon, Rennes et Avignon. Les autres destinations TGV ont perdu quelques km/h à cause probablement des augmentation des marges de régularité.

Comme partout ailleurs, les vitesses moyennes sur les lignes classiques se détériorent. Hormis sur Clermont Ferrand qui bénéficie du shunt de St Germain des Fossés. La carte régionale montre bien la diminution parfois conséquente des vitesses moyennes.

Valence Ville a été pendant quelques années desservie par les TGV allant vers le Sud, jusqu’à la mise en service de la LGV Valence TGV – Marseille/Nîmes. Ceci explique la très forte diminution.

Lyon : vitesses moyennes

Lyon : les trains directs au fil du temps (1871 – 2020)

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